Comment évalue-t-on le traitement de l’éjaculation précoce ?

Comment les spécialistes savent-ils que le traitement de l’éjaculation précoce fonctionne ? Comment les traitements sont-ils comparés ?

Dans la recherche médicale, il existe deux types d’évaluation du traitement de l’éjaculation précoce. Chacun offre des perspectives différentes sur le traitement.

L’outil standard pour évaluer le traitement de l’éjaculation précoce est une mesure objective appelée IELT (temps de latence de l’éjaculation intravaginale)1. Il s’agit d’une mesure du temps entre le début de la pénétration vaginale et l’éjaculation. Ce temps est mesuré par un chronomètre contrôlé par la partenaire de l’homme. Cependant, il existe également une évaluation subjective du traitement.

Évaluation subjective du traitement

Le premier type d’évaluation est subjectif. Cela signifie que c’est une mesure personnelle à une personne. Habituellement, une évaluation subjectiveconsiste en des questionnaires que chaque sujet de l’étude doit remplir. Le questionnaire pose aux participants les mêmes questions au début et à la fin de l’étude. S’il y a une progression dans les réponses, les chercheurs concluront à une certaine efficacité du traitement.

Les chercheurs posent diverses questions pour mesurer beaucoup de choses. Par exemple, ils peuvent demander la durée perçue des rapports sexuels, le niveau de contrôle perçu sur l’éjaculation, le niveau de satisfaction personnelle du traitement, etc. De même, certaines études ont impliqué le partenaire aussi avec un questionnaire spécifique au partenaire.

Pros et contre de l’évaluation subjective

L’une des plus grandes faiblesses de la mesure subjective est que… c’est subjectif. Comme vous pouvez le lire ci-dessus, les réponses contiennent des mots comme perçu et personnel. Cela perturbe le test pour différentes raisons. Premièrement, chacun est un juge différent. Comme une personne peut être plus difficile à satisfaire qu’une autre, les niveaux de satisfaction perçus varieront beaucoup en fonction des sujets. Deuxièmement, il y a un décalage entre la durée perçue des rapports sexuels et la durée objective. Il est donc difficile de savoir quel est l’effet réel du traitement.

D’autre part, l’évaluation subjective permet de mesurer des choses qui ne sont pas mesurables avec une évaluation strictement objective. Par exemple, l’impact sur la qualité de vie est une partie essentielle d’un traitement. Si un traitement vous permet de contrôler à 100% votre éjaculation et d’augmenter votre IELT autant que vous le souhaitez, mais qu’il a tellement d’effets secondaires qu’il vous gâche la vie, ce n’est pas un bon traitement. C’est pourquoi les mesures subjectives sont également nécessaires.

Évaluation objective du traitement

Une évaluation objective nous offre une mesure indépendante de l’observateur. Comme nous l’avons mentionné, l’IELT, la mesure de la pénétration vaginale par chronomètre, est l’outil standard utilisé pour comparer les traitements. Introduite dans les années 70, la mesure du chronomètre a été réintroduite dans les années 90 lorsque les scientifiques ont commencé à étudier les traitements médicamenteux de l’éjaculation précoce. Elle offre aux chercheurs une mesure fiable pour comparer différents médicaments. De nos jours, certaines formes de thérapie utilisent également l’IELT comme mesure d’évaluation2.

L’effet IELT d’un traitement est mesuré en augmentation de plis. Par exemple, disons que nous avons mesuré l’IELT d’un couple pendant un mois avant le traitement, et que leur IELT moyenne était de 1 minute. Puis, après le traitement, leur IELT moyen est de 3 minutes. À la fin, nous avons une augmentation de trois fois. Si nous prenons tous les participants, nous pouvons trouver l’augmentation moyenne du pli pour le traitement.

Avantages et inconvénients de l’évaluation objective

L’avantage le plus important est, bien sûr, la fiabilité de la mesure. Comme mentionné, cela nous donne un outil que nous pouvons utiliser pour comparer chaque traitement.

Cependant, il y a un gros inconvénient à ce type de mesure. Contrairement aux questionnaires subjectifs, cette mesure ne prend pas en compte l’effet du traitement sur la vie du patient.

Sources:

  1. Histoire de l’éjaculation précoce (2013) Waldinger MD. Chapitre 2dans L’éjaculation précoce, de l’étiologie au diagnostic et au traitement,Jannini, Emmanuele,McMahon, Chris G.,Waldinger, Marcel D., Springer-Verlag Mailand, 2013 p.5-24, ISBN 978-88-470-2646-9.
  2. De Carufel F, Trudel G (2006) Effets d’un nouveau traitement fonctionnel-sexologique de l’éjaculation précoce. J Sex Marital Ther 32:97-11

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